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Marmozets annonce son nouvel album “CO.WAR.DICE.”, nouveau single “New York” !

Après près de huit années de silence discographique, Marmozets sort enfin de l’ombre et officialise un retour aussi attendu que mûrement réfléchi. Le groupe de Bingley dévoile la sortie de son troisième album studio, CO.WAR.DICE., prévue pour le 22 mai, marquant la fin d’une longue parenthèse entamée après Knowing What You Know Now en 2018 !


À l’époque, Marmozets semblait pourtant lancé sur une trajectoire idéale, fort d’un deuxième disque unanimement salué et héritier direct de l’énergie brute de The Weird And Wonderful Marmozets. Puis la réalité s’est imposée. La pandémie, la parentalité, les impératifs financiers et une certaine usure ont mis le groupe en pause. Becca Macintyre est devenue Becca Bottomley, a épousé le guitariste Jack Bottomley et fondé une famille, tandis que la formation se recomposait avec Sam et Josh Macintyre et le départ apaisé de Will Bottomley. Une période de retrait nécessaire, vécue sans certitude de retour, mais jamais sans création.

Ce nouvel album se veut profondément ancré dans son époque et dans l’intime. Becca résume l’intention derrière CO.WAR.DICE. en expliquant que “CO.WAR.DICE. est un album qui reflète l’état de notre monde et un engagement que nous avons pris envers nous-mêmes pour essayer de laisser cette planète dans un meilleur état. Nous n’aurons peut-être jamais un impact énorme, mais nous ne pouvons qu’essayer. Comme toute histoire, il y a un début, un milieu et une fin, et nous avons choisi une fin heureuse“. Une déclaration à la fois lucide et pleine d’espoir, qui irrigue l’ensemble du disque.

Le retour s’est amorcé fin 2025 avec “A Kiss From A Mother” et “You Want The Truth”, deux titres contrastés qui annonçaient déjà une nouvelle dynamique. Mais c’est “New York” qui a véritablement rallumé la flamme. Jack Bottomley raconte que “Becca et moi écrivions beaucoup, et c’est le premier morceau qui nous a donné le sentiment d’être exactement au niveau où nous devions être. C’est le premier pour lequel nous avons eu une vraie confiance“. Becca renchérit en expliquant que “ces chansons écrites très vite, presque sur le moment, sont toujours celles qu’on finit par aimer le plus. J’avais besoin de sortir ce morceau. Ce sont des souvenirs qui tournaient en boucle dans ma tête, et les mettre en musique était la meilleure façon de les libérer“.

“New York” replonge le groupe dans un souvenir fondateur : leur tout premier voyage aux États-Unis, lorsqu’ils ont quitté Bingley pour Manhattan afin de signer leur premier contrat américain. Becca se souvient d’un moment totalement irréel : “New York était complètement dingue dès le début. La première personne que nous avons rencontrée était un policier quand nous sommes sortis fumer une cigarette. On pensait se faire réprimander, et finalement il a allumé un cigare et s’est mis à discuter avec nous. Tout était surréaliste“. Elle évoque également ce trajet en taxi vers Manhattan, “Africa” de Toto hurlant à la radio, et cette sensation permanente de vivre quelque chose de démesuré. Jack ajoute que “quelques jours plus tôt, nous étions encore à Bingley, et c’était la première fois que Sam et Josh quittaient le pays. C’était énorme pour nous, en tant que personnes et en tant que groupe. On voulait capturer cette ville autant visuellement que musicalement, avec cette vibe punk du CBGB’s“.

Produit par Andy Hawkins et Jonathan Gilmore, CO.WAR.DICE. s’annonce comme un disque foisonnant et volontairement éclectique. Jack le décrit comme “un album tremplin, qui montre où nous en sommes et où nous avons envie d’aller“, précisant que leurs influences ont évolué avec le temps : “En vieillissant, on se tourne vers des musiques plus anciennes. Sans vouloir paraître prétentieux, on écoute quasiment que des vieux vinyles. On est à fond dans des groupes comme The Cramps ou DEVO en ce moment“. Sur le plan des textes, Becca parle d’un véritable récit : “C’est comme un livre, avec un début, un milieu et une fin. Et oui, il a une fin heureuse, parce que c’est ce que je veux défendre. Ce sont des histoires personnelles, de la cohésion, de la diversité. Ce n’est pas juste un album sur les ruptures ou la haine du monde. J’ai plongé très profondément, avec des mots que je n’avais encore jamais prononcés“.

Cette renaissance artistique s’est accompagnée d’un profond travail sur les liens humains au sein du groupe. Becca confie que “pendant longtemps, nous pensions que le groupe nous éloignait les uns des autres, mais c’est tout l’inverse. Nous avons trouvé énormément de liberté et d’amour à travers ce processus. Remettre Marmozets sur pied a été extrêmement réparateur, et je n’aurais jamais pensé dire ça un jour“. La parentalité a également bouleversé leur rapport à la musique et à l’industrie. “On acquiert une sorte de superpouvoir de confiance en soi et de protection. Le reste devient secondaire“, explique Becca, tandis que Jack résume simplement : “Ça change tout. On apprend à éliminer ce qui ne mérite pas qu’on s’en préoccupe“.

Aujourd’hui de retour sur scène, Marmozets constate avec surprise que le public a évolué. “C’est surtout un nouveau public, et c’est complètement fou“, avoue Becca, évoquant ces fans au premier rang qui l’encouragent à croire en elle. Un soutien précieux pour un groupe qui revient sans artifice, mais avec une sincérité intacte.

Avec CO.WAR.DICE., Marmozets ne se contentent pas de signer un simple comeback. Le groupe affirme une nouvelle maturité, nourrie par les épreuves, le recul et la reconstruction. Un retour profondément humain, porté par la conviction que la musique peut encore rassembler, guérir et raconter de belles histoires, même après le silence.

Artwork et tracklisting de CO.WAR.DICE

  1. A Kiss From A Mother
  2. New York
  3. Cut Back
  4. Swear I’m Alive
  5. Running With The Sun In Your Eyes
  6. Dandy
  7. Like Last Night
  8. Mes Désirs
  9. You Want The Truth
  10. Flowerz
  11. Keep Going Darling

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Anthony Bé
Fondateur - Rédacteur en chef du webzine RockUrLife