
Dans la continuité de sa tournée mondiale TANZNEID, et après un passage remarqué au Hellfest en 2025, Electric Callboy investit le Zénith de Paris en ce début d’année pour nous offrir une séance de cardio explosive.
Wargasm UK
Les couleurs fluos et les bandeaux mousse sont de sortie, pas de doute, nous sommes bien à un concert d’Electric Callboy. Mais avant ça, c’est à WARGASM que revient l’honneur d’ouvrir le bal.
Le groupe anglais composé de Sam Matlock et Milkie Way, offre un mélange de punk, d’électro et de metal, parfait pour l’échauffement. Le duo, accompagné de trois musiciens sur scène, propose un set énergique et varié. Fidèles à sa réputation “angry music for sad people“, le groupe déclenche les premiers jumps et headbangs dans la fosse. Si l’on regrette que l’excellent “Bang Ya Head” soit absent à la setlist, le dernier single en date “Small World Syndrome” s’avère très efficace en live. Le groupe conclut son set avec “Do It Good”, et promet de revenir bientôt nous voir en France.
Bury Tomorrow
La salle est désormais remplie jusqu’au gradins pour l’arrivée du special guest BURY TOMORROW.
A 20h00, un message d’alerte nous annonce le début de “la purge“, pendant laquelle “tous les moshpits et wall of death seront autorisés“. Les six membres du groupe britannique débarquent fièrement sur scène, et entament leur set avec l’emblématique “Choke”. Une entrée en matière remarquable. Le chanteur Dani Winter-Bates vêtu d’un long manteau noir, s’impose d’emblée comme un frontman charismatique.
Malgré le peu de place qu’il leur ait laissé sur scène, le groupe se met en avant par son jeu technique. Le chant scream est parfaitement maîtrisé, et les breakdowns sont massifs. On apprécie particulièrement la proximité de Dani avec le public, qui nous remercie chaleureusement et prône un message de bienveillance.
Côté setlist, le groupe nous offre des classiques, mais aussi trois morceaux de leur dernier opus sorti en mai dernier. Un set de 45 min efficace, qui semble avoir convaincu l’assemblée, si ce n’était pas déjà fait.
Tanz metal
A 21h15, les lumières s’éteignent à nouveau et ELECTRIC CALLBOY ouvre le feu avec un “TANZNEID” explosif. Véritable invitation à danser, le morceau aux influences metalcore/électro dance met tout le monde d’accord. Le groupe mené par les deux chanteurs Kevin Ratajczak et Nico Sallach, promet un concert très festif.
Sans transition, le groupe enchaîne avec sa reprise de “Still Waiting” (Sum 41). Le morceau fait évidemment écho à l’ancienne formation du batteur Frank Zummo qu’on ne présente plus. S’ensuit un enchaînement sportif de tubes. Après “Tekkno Train” et ses “tchoo-tchoo” fédérateurs, un coucher de soleil se hisse sur l’écran LED en fond de scène, annonciateur du fameux “Hypa Hypa”, certainement l’un des morceaux les plus attendus de la soirée.
Une scénographie haute en couleurs se dévoile, marquée par un grand X surplombant la scène et un light show à l’image de l’esthétique colorée du groupe. Les effets pyrotechniques sont aussi de la partie, comme sur l’incroyable “Pump It” et son final explosif, ou sur le plus récent “Revery”.
Des enchaînements variés viennent dynamiser le show : un intermède “Electric Bass Boy” transforme la salle en boîte de nuit le temps d’un DJ set, tandis qu’un medley d’anciens titres ravit les fans de la première heure. Electric Callboy a ce pouvoir de transformer un dance floor en mosh pit dévastateur en quelques secondes.
Derrière les fûts, Frank Zummo frappe fort. L’ancien batteur de Sum 41 semble maintenant avoir trouvé sa place au sein de Electric Callboy. Son jeu ancre un peu plus le côté métal de la formation, comme il le prouve sur un solo de batterie effréné.
Entre-temps, les deux chanteurs se sont faufilés au milieu de la fosse pour une petite séquence acoustique inattendue. Ils invitent le public à s’asseoir et à laisser tomber les téléphones le temps d’une chanson, créant ainsi une ambiance feu de camp intimiste. Les versions acoustiques de “Fukboi” et “Every Time We Touch” sont surprenantes, et montrent que les Callboy savent aussi bien maîtriser les balades musicales. La reprise de Maggie Reilly (ou de Cascada selon votre génération) reprend tout de même dans sa version metalcore, pour finir en wall of death digne de ce nom.
Visuellement le groupe est fidèle à son univers rétro-kitsch. On a noté pas moins de 8 changements d’outfit tout au long du concert, dont certains ont évidemment inspiré des cosplays dans le public. Pour le rappel, les Callboy se coiffent de leurs casques boules à facettes avant de lancer “RATATATA”, le célèbre featuring avec BABYMETAL. Les chanteuses japonaises seront d’ailleurs représentées sur les écrans lors de leurs parties respectives.
Un dernier changement de décor pour “Spaceman”, puis le groupe lance “We Got The Moves” pour finir en beauté.
Sur ce, on remercie les Electric Callboy pour cette soirée totalement déjantée sans aucun temps morts. Le public aura du mal à quitter la salle, certains dansent encore sur la musique d’ambiance de fermeture, pendant que d’autres perpétuent les sing along jusqu’à la sortie du Zénith.




































































































